CHRONIQUES CD FEVRIER
Inna Modja - (UpMusic)
Une belle voix, des chansons qui passent bien, et une ambiance folk, ça ne vous rappelle rien ? On voit un peu partout jaillir des bacs des Norah Jones, par les temps qui courent. Certes, Inna Modia ne manque pas d'atouts. Certes, cet album tient la route. Certes, l'effort de production se sent, preuve que le label croit en cette artiste. Nous aussi, même si nous attendons la transformation de cet essai. A découvrir.
Kim - "Mary Lee Doo"- (Vicious Circle)
On solde nos retards de chroniques, et ça a du bon : cet album - là nous avait échappé, et c'est dommage. Sautillant, aux intonations des années 80, ne rechignant pas au swing version Matt Bianco (Weblog Miracle), Kim apporte un brin de légèreté dans une époque chargée. Une excellente manière de commencer l'année sans se prendre la tête. ça fait du bien, des fois...
Nelson Veras - "Solo Sessions Vol. 1"- (Bee Jazz)
Près d'une heure de pur bonheur à déguster ces jeux de cordes tressés par un virtuose au service de la musique, des musiques, quelles que soient leur provenance. Nelson Veras nous offre ici un voyage de Milton Nascimento à Tom Jobim en passant par John Coltrane et Chick Corea. Enregistré chez lui, ce génial guitariste y fait montre de maîtrise harmonique et rythmique à travers ces transpositions qui vont bien au - delà de l'exercice de style. Emotion garantie.
SALM - "SomethingALaMode"- (Yellow)
Un OVNI dans une production bien formatée, ça vaut déjà un détour. Après, on creuse. Le "truc", c'est l'utilisation de la forme classique dans des morceaux empreints des technologies d'aujourd'hui. Ce n'est ni la première fois, ni la dernière. Tout dépend de ce qu'on en fait. Bon, sur certains, ça évoque Jean - Philippe Goude. Sur d'autres, ça vire carrément au 2ème degré, comme dans Easy Loving. L'ensemble est réussi et plaira surtout à ceux qui cherchent à aller au-delà des idées toutes faites.
Spline et la Mauvaise Herbe - "Tango" - (Adelie Prod)
Spéciale, cette voix. Intense, vibrante, particulière. On aime, ou pas, mais elle ne peut laisser indifférent. En plus, le propos et le support musical servant d'écrin à ces mots sont riches. Limite pesants, par moment. Il y a du Brel chez Spline, dans les intonations, il y a aussi ce tribut à la chanson réaliste, dans le bon sens du terme. On résume ? Ce tango - là avance plus qu'il ne recule. Et on attend les prochains pas.
En février, on vous propose des groupes très variés. Une playlist sous le signe de l’éclectisme :

