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Du côté de l'expo Zaragosa 2008 Ajouté le 17/07/2008 - Auteur : Carole
C’est parti … l’Exposition Internationale de Saragosse a ouvert ses portes à l’heure prévue le 14 juin, et les fermera le 14 septembre. Une crue de l’Ebre a failli créer une mauvaise surprise, mais tout est rentré dans l’ordre à temps pour ne pas (trop) perturber l’ouverture officielle. Les responsables de l’Exposition attendent entre six et 7 millions de visiteurs. Cela représente donc une fréquentation très importante au quotidien avec une moyenne de près de 80 000 personnes. Les premières journées ont affiché entre 30 et 40 000 visiteurs. Cela signifie donc, si les prévisions sont tenues, que certains jours de l’été seront très très chauds, en termes de fréquentation, et aussi de température. Au cours de ces journées de pointe, il faudra donc certainement s’armer de beaucoup de patience pour pouvoir pénétrer dans les pavillons les plus courus. Parmi ces derniers, l’Aquarium des Cinq Fleuves a connu dès le départ de l’Expo, des files d’attente de plusieurs centaines de mètres. Il faudra s’armer de beaucoup de patience afin de le visiter. Il sera donc prudent de réserver sa place à l’avance.
Un booster pour l’aménagement
D’ores et déjà on peut saluer les prouesses techniques qui ont permis l’aménagement du site de l’exposition sur le méandre de Ranillas, à l’ouest de la ville de Saragosse. L’exposition a servi de prétexte à un formidable coup de collier en terme d’aménagement de la ville, notamment de ses infrastructures. Les résultats sont là aussi surprenants. Ainsi, il n’est pas très recommandé de vouloir s’approcher en voiture. À Saragosse on a prévu d’importants parkings relais au nord et au sud de la ville. Ce sont des navettes de bus qui conduisent les visiteurs à l’entrée de l’exposition. Depuis la gare intermodale on y accède soit par navettes, soit à pied, soit encore par télécabine.
Au-delà donc du thème très porteur de l’eau et du développement durable, l’exposition internationale de Saragosse permettra à la ville de récupérer sur le site, d’importants locaux qui abriteront des activités tertiaires. Certaines installations continueront d’exister comme l’aquarium fluvial et constitueront des attractions supplémentaires pour la ville de Saragosse. C’est donc une véritable métamorphose que connaît grâce à l’exposition, la capitale de l’Aragon.
Une visite à construire.
Si l’on s’en tient à l’exposition thématique, sa richesse et sa diversité justifient amplement un détour par Saragosse. Soyons clairs, une visite d’une journée ne permettra de prendre contact qu’avec une partie simplement, de ce qui est proposé au visiteur. Ce dernier aura donc intérêt à prévoir un minimum de deux ou trois jours en Aragon, et plus si affinités. Il sera utile également d’effectuer un repérage préalable sur Internet. Le système d’information qui est monté progressivement en puissance représentera une aide évidente pour constituer le menu de la visite en fonction de la durée du séjour, de ce qu’on aimera y voir.
Il existe plusieurs niveaux de visite et de lecture de l’exposition. Le risque de s’en tenir à certaines perceptions de base pourrait même créer un peu de déception. Il est possible de sortir du parc à la fin d’une journée en ayant la sensation que l’on a visité un immense syndicat d’initiative planétaire où chaque pays serait venu présenter ses arguments touristiques sans toujours prendre la peine de les envelopper dans un paquet cadeau estampillé du développement durable. Il est donc utile de savoir déjà, que les pavillons de la centaine de pays présents ont été regroupés selon les grandes zones écogéographiques du monde : îles et côtes, Oasis, Forêts tempérées, Forêts tropicales, Montagnes, Méditerranée, Prairies, steppes et savanes.
On constate aussi quelques absences notoires comme celles des États-Unis et le Canada. C’est l’une des surprises de la visite, comme s’il ne se sentaient pas concernés par le thème... Enfin la surprise n’est pas totale si l’on considère l’attitude de GW vis-à-vis de Kyoto, à moins qu’Al Gore ne vienne par sa simple présence rétablir à lui seul l’équilibre.
Présence française
Le hasard a fait que nous étions à Saragosse au cours de la journée qui était précisément consacrée à la France. La première surprise fut celle de l’absence d’officiels français de haut rang, qui avaient sans doute différé leur voyage à Saragosse pour la semaine suivante à l’occasion de la rencontre inter gouvernementale entre la France et l’Espagne. Dommage, l’évènement méritait un meilleur traitement. La France avait donc délégué pour la représenter son Ambassadeur à Madrid. Il délivra un message au sein duquel on a entendu, entre autre que la France se plaçait résolument en tête de peloton en matière de développement durable, grâce au Grenelle de l’Environnement… Par sage précaution, la traduction en espagnol des suites du Grenelle n’était pas proposée, mais peut-être que la brochure s’était égarée en route…
Le pavillon français réunit quant à lui les collectivités territoriales d’Aquitaine et de Midi-Pyrénées limitrophes de l’Aragon. Le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques y occupe une place conséquente car il a perçu à temps l’enjeu de Saragosse en terme de développement transfrontalier. Il soutient financièrement le déplacement de plusieurs de ses collèges pour visiter l’Expo. Il a édité une jolie brochure en espagnol présentant les atouts du département où la thématique de l’eau est très présente. Deux entreprises de renom dans le domaine du traitement de l’eau en particulier, Veolia Eau et Suez Environnement ont été retenus comme partenaires du Pavillon et ont pris en charge l’illustration des innovations technologiques dont ils sont porteurs.
Un autre surprise concerne la très faible lisibilité de la présence paloise, ville jumelée avec Saragosse depuis longtemps. Visiblement du côté de la capitale béarnaise, on n’est parvenu qu’à décrocher un strapontin dans le pavillon de la ville de Saragosse. Il semblerait que la municipalité précédente, n’ait pas tout à fait pris la mesure du partenariat qui pouvait s’activer autour d’un évènement aussi prestigieux.
L’Office du Tourisme a mis en place cependant des visites depuis Pau …
Saragosse a la volonté malgré tout de donner un contenu scientifique au thème de l’exposition, et l’on peut s’en réjouir. Toutefois l’accessibilité à cette dimension, paraît plus aisée sur Internet que sur le site de l’Expo.
Dix semaines, des milliers de solutions…
La Tribune de l’Eau, sera la caution intellectuelle de l’Expo Saragosse 2008. Elle donne rendez-vous à plus de 2000 spécialistes internationaux de l’eau, au cours des dix Semaines Thématiques. Des scientifiques, techniciens, gestionnaires, usagers, chefs d’entreprise, politiciens, philosophes, universitaires, chercheurs, communicants et des étudiants exposeront leurs propositions en matière de politiques publiques, de solutions innovantes ou issues de la redécouverte de savoirs anciens.
Les thèmes du changement climatique, de la géopolitique de l’eau, de la santé ou de l’éducation seront abordés au cours des Semaines Thématiques, en tant que sujet de débat, mais aussi en termes de propositions, de solutions et de réponses au nouveau paradigme qui se dessine pour l’eau en ce début de XXI e siècle. Les sessions se dérouleront dans le Pavillon de la Tribune de l’Eau. Pour clore l’Expo Saragosse 2008 et comme couronnement aux Semaines Thématiques, le Symposium International sur l’Eau et le Développement Durable, qui se tiendra le 11 septembre, synthétisera et donnera une plus grande cohérence et signification aux résultats et aux propositions rassemblés, grâce à la présentation publique de la Charte de Saragosse.
La diffusion des Semaines Thématiques s’étendra aux cinq continents grâce à plusieurs sessions de vidéo-conférences, organisées en collaboration avec la Banque Mondiale, qui permettront d’exporter le dialogue sur l’eau au-delà des rives de l’Ebre.
L’audio visuel en force
A Saragosse on constate également une grande débauche des nouvelles technologies, le recours aux images fixées et animées, aux audiovisuels parfois très sophistiqués, est constant. La présentation qui est donnée dans le pavillon de l’Espagne est à cet égard est assez exemplaire, de même que celle de l’Algérie. Dans un genre voisin l’animation de la façade extérieure du pavillon des pays d’Afrique est particulièrement spectaculaire.
On est assez surpris de la déclinaison du thème de l’exposition dans certains pavillons. On peut même se demander si certains pays ne sont pas carrément hors sujet, si d’autres n’ont pas eu tendance à vouloir en mettre plein la vue notamment en ce qui concerne le décalage entre la réalité du pays profond et le faste affiché dans la décoration du pavillon. Le thème de l’expo se prêtait sans doute à la multiplication d’outils didactiques qui ne se bousculent pas au hasard des visites. À défaut, une présence humaine serait bienvenue par moment pour accompagner le visiteur dans sa découverte et dans sa quête. Les responsables de l’exposition ont certes eu recours à des volontaires mais leur mission ne semble pas se situer sur ce terrain.
La part de la culture
L’exposition de Saragosse propose également un programme culturel très ambitieux avec 350 groupes et /ou artistes, et 3500 spectacles. Les affiches sont souvent prestigieuses pour le plus grand plaisir des visiteurs qui trouvent à s’occuper jusque fort tard dans la nuit, l’exposition ferme ses portes à 3 heures ! Il ne faudrait pas oublier encore la découverte gastronomique qui ne perd pas ses droits, bien que cela ne soit pas tout à fait indolore du côté du portefeuille.
À Saragosse et cela n’a rien de surprenant en regard du thème de l’expo, les visiteurs sont largement invités à respecter l’environnement. On y découvre le gobelet consigné, et le tri sélectif s’impose à tous avec les poubelles jaunes, vertes et bleues nombreuses et bien identifiées.
En définitive, Zaragoza Expo 2008 vaut largement le détour pour la richesse et la variété des découvertes qui s’offrent au visiteur. Cela lui demande aussi un effort. Après tout, un site qui allie découverte touristique (car il convient de ne pas négliger la Ville et la Province), la culture, et quelque part un zeste de réflexion à partir de l’eau, sur le devenir de la planète et des espèces qui comptent y subsister encore longtemps, cela mérite le détour et permet de ne pas bronzer idiot. Alors Vive l’Expo !
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Le dernier tournant des françaises au championnat Ajouté le 27/06/2008 - Auteur : Carole
Euro-Bridge : Les Françaises à quelques cartes du titre...
A 4 matches de la fin, les Françaises ne sont qu’à quelques cartes du titre, elles sont deuxièmes derrière les Allemandes, leurs éternelles rivales. Les équipes de tête sont dans un mouchoir de poche. Fin de la compétition féminine vendredi. En Open, la France est bien placée pour une médaille. La compétition, le plus longue, les participants jouent depuis le 15 juin et termineront samedi en fin de matinée, de ce véritable marathon - 7 heures et demi de jeu par jour - sortira le champion d’Europe. Les Norvégiens, actuels champions de monde sont favoris avec l’Italie.
Du côté des Seniors, les classements sont très serrés. Il reste 4 matches à jouer et les Français vont tenter de décrocher la qualification pour le Mondial. Dans les trois catégories, hormis le titre ou un podium, il est impératif de terminer dans les 6 premiers pour participer au Mondial qui aura lieu à Sao Paulo (Brésil) en 2009. Classement provisoire Open : - Norvège
- Allemagne
- Italie
La France est 8ème Dames : - Allemagne
- France
- Italie
Senior : - Belgique
- Turquie
- Pays-Bas
Renseignements pratiques : www.ffbridge.asso.fr 14-28 juin 2008 - Palais Beaumont à Pau – matches 10h30/14h15/17h35 entrée gratuite. |
Les attentes des jeunes en matière d'immobilier Ajouté le 24/06/2008 - Auteur : Carole
Sondage Explorimmo.com / LH2
Nature de la résidence
principale
18-24
ans :
4.7% sont
propriétaires
25.6% sont
locataires
63.6%
habitent chez leurs parents
6.1% sont
hébergés à titre gratuit
25-34
ans :
41.3% sont
propriétaires
47.1%
sont locataires
7%
habitent chez leurs parents
4.6% sont
hébergés à titre gratuit
Part du revenu pouvant être
consacrée à l’achat d’un bien immobilier
18-24
ans :
27.6% sont
prêts à consacrer entre 10% et 30% de leur revenu à l’achat d’un bien
immobilier
38.2%
sont prêts à consacrer entre 31% et 40% de leur revenu à l’achat d’un bien
immobilier
12.9% sont
prêts à consacrer plus de 40% de leur revenu à l’achat d’un bien immobilier
13.7% ne
sont pas concernés / ne travaillent pas
7.6% ne se
prononcent pas
25-34
ans :
50.7%
sont prêts à consacrer entre 10% et 30% de leur revenu à l’achat d’un bien
immobilier
32.3% sont
prêts à consacrer entre 31% et 40% de leur revenu à l’achat d’un bien
immobilier
2.7% sont
prêts à consacrer plus de 40% de leur revenu à l’achat d’un bien immobilier
7.6% ne
sont pas concernés / ne travaillent pas
6.7% ne se
prononcent pas
Durée d’endettement possible
pour devenir propriétaire
18-24
ans :
71.3%
sont prêts à s’endetter moins de 30 ans pour devenir propriétaire
19.5% sont
prêts à s’endetter entre 30 et 40 ans pour devenir propriétaire
1.5% sont
prêts à s’endetter plus de 40 ans pour devenir propriétaire
0.4% n’ont
aucune limite
4.4% ne
sont pas concernés / ne travaillent pas
2.9% ne se
prononcent pas
25-34
ans :
86.5%
sont prêts à s’endetter moins de 30 ans pour devenir propriétaire
7.3% sont
prêts à s’endetter entre 30 et 40 ans pour devenir propriétaire
0.5% sont
prêts à s’endetter plus de 40 ans pour devenir propriétaire
1.2% n’ont
aucune limite
1.9% ne
sont pas concernés / ne travaillent pas
2.7% ne se
prononcent pas
Existence d’un projet d’acheter
un bien immobilier dans les deux ans à venir
18-24
ans :
18.2%
projettent d’acheter un bien immobilier dans les 2 ans à venir
78.7%
ne projettent pas d’acheter un bien immobilier dans les 2 ans à venir
3.1% ne se
prononcent pas
25-34
ans :
28.1%
projettent d’acheter un bien immobilier dans les 2 ans à venir
68%
ne projettent pas d’acheter un bien immobilier dans les 2 ans à venir
3.9% ne se
prononcent pas
Temps consacré à la recherche du
logement actuel
18-24
ans :
62.3%
consacrent moins de 3 mois à la recherche de leur logement actuel
21.8%
consacrent de 3 à 6 mois à la recherche de leur logement actuel
11.7%
consacrent plus de 6 mois à la recherche de leur logement actuel
4.2% sont
nés ici / habitent dans ce logement depuis toujours
25-34
ans :
57.7%
consacrent moins de 3 mois à la recherche de leur logement actuel
18.4%
consacrent de 3 à 6 mois à la recherche de leur logement actuel
20.7% consacrent
plus de 6 mois à la recherche de leur logement actuel
2.3% sont
nés ici / habitent dans ce logement depuis toujours
0.9% ne se
prononcent pas
Nombre de logements visités lors
de la recherche
18-24
ans :
79.4%
visitent entre 1 et 5 appartements/maisons
7.2% visitent
entre 6 et 10 appartements/maisons
1.6%
visitent entre 11 et 15 appartements/maisons
3.1%
visitent plus de 15 appartements/maisons
3.1% ont
hérité de leur logement
5.6% ne se
prononcent pas
25-34
ans :
65.9%
visitent entre 1 et 5 appartements/maisons
13.7% visitent
entre 6 et 10 appartements/maisons
3.1%
visitent entre 11 et 15 appartements/maisons
3.4%
visitent plus de 15 appartements/maisons
1.3% ont
hérité de leur logement
10.7% ont
fait construire
2% ne se
prononcent pas
Localisation du logement idéal
futur
18-24
ans :
30.6%
localisent leur logement futur idéal en milieu rural
40%
localisent leur logement futur idéal en ville
27.9%
localisent leur logement futur idéal en secteur péri-urbain
1.4% ne se
prononcent pas
25-34
ans :
42.9%
localisent leur logement futur idéal en milieu rural
24.9%
localisent leur logement futur idéal en ville
30.4%
localisent leur logement futur idéal en secteur péri-urbain
1.7% ne se
prononcent pas
Le type de logement idéal
18-24
ans :
69.3%
désirent avoir pour logement idéal une maison
30.7%
désirent avoir pour logement idéal un appartement
25-34
ans :
85.2%
désirent avoir pour logement idéal une maison
14.3%
désirent avoir pour logement idéal un appartement
0.5% ne se
prononcent pas
L’arbitrage logement neuf /
ancien
18-24
ans :
53.5%
souhaiteraient vivre dans un logement neuf
38.1% souhaiteraient
vivre dans un logement ancien
25-34
ans :
47.1%
souhaiteraient vivre dans un logement neuf
44.5% souhaiteraient
vivre dans un logement ancien
Hiérarchie des préoccupations
18-24
ans :
66.7%
se préoccupent en premier de leur vie personnelle (amour, famille, enfants)
29.7% se préoccupent
en premier de leur vie professionnelle (emploi, formation…)
2.3% se
préoccupent en premier de leur loisirs (vacances, sports…)
1.4% se
préoccupent en premier de l’immobilier
25-34
ans :
77.1%
se préoccupent en premier de leur vie personnelle (amour, famille, enfants)
17.1% se
préoccupent en premier de leur vie professionnelle (emploi, formation…)
5.2% se
préoccupent en premier de leur loisirs (vacances, sports…)
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LE BRIDGE A PAU Ajouté le 24/06/2008 - Auteur : Carole
Le bridge cartonne chez les ados ! Coup d’envoi aujourd'hui, mardi d’une épreuve Cadets, en marge des championnats d’Europe de bridge par équipe qui se déroulent à Pau du 14 au 28 juin. 40 jeunes de quatre nationalités différentes vont s’affronter pendant trois jours au lycée Louis Bartoux à Pau. Chaque année en France, plus de 6000 élèves découvrent le bridge dans le cadre de leurs établissements scolaires. Au total, près de 100 000 gamins, du CM1 à la terminale ont découvert le bridge depuis l’introduction de cette discipline dans les écoles de France, il y a une quinzaine d’années. Vous voulez assister à ce championnat alors rendez-vous au Palais Beaumont à Pau. |
LAICITÉ : PIQURE DE RAPPEL D'HENRI PENA-RUIZ Ajouté le 03/06/2008 - Auteur : Carole
Henri PENA-RUIZ a récemment répondu à l’invitation de la Libre Pensée et de Solidarité Laïque(*), à Bayonne. Sa conférence sur la laïcité, a été suivie par un public qui a bien apprécié cette piqure de rappel très tonique sur un sujet toujours brûlant.
La période actuelle connaît des attaques sournoise contre la laïcité Elles émanent régulièrement d’un acteur qui devrait s’affirmer comme garant de la Constitution. Que ce soit par rapport à des propos officiels tenus au Latran et dans d’autres lieux, ou dans les effets des politiques conduites, Henri PENA-RUIZ observe, questionne, raisonne. Cela le conduit à remettre le principe de laïcité à sa place dans ce XXIème siècle, alors que des voix, bien intentionnées (?), le relègueraient volontiers dans les oubliettes de l’Histoire de France.
Enjeux de la laïcité aujourd’hui.
Henri PENA-RUIZ entraîne son auditoire dans une démonstration qui positionne la laïcité entre ses racines historiques et son actualité dans la mondialisation. Avec la laïcité, il s’agit de faire vivre des principes de droit qui permettent à tous les êtres humains de respecter leurs différences sans jamais se résorber en elle, et sans jamais rompre l’unité de l’humanité.
Quand je m’adresse à vous, dit Henri PENA-RUIZ : « je ne vois pas des croyants des diverses religions, des athées, des agnostiques libres-penseurs, je vois des êtres humains. Si nous sommes blessés, le sang qui coule sera rouge, et si nous avons une raison qui nous permette de communiquer, c’est cette raison qui fait l’essentiel de l’humanité dans son universalité ».
Cette référence à la raison commune à tous les êtres humains qui les unit, est à rappeler, dans un monde déchiré qui dérive vers le calcul du donnant-donnant, de la loi égoïste du profit. La mondialisation capitaliste ultralibérale s’échine à raturer les droits sociaux conquis de haute lutte par la classe ouvrière, sédimentés dans les lois et le code du travail, qui civilisèrent le capitalisme.
Le capitalisme rêve d’inaugurer le XXIème siècle en revenant au XIXe siècle. Ne trouve-t-il pas dans les pays du tiers-monde des conditions d’exploitation de la main-d’œuvre qui ressemblent à celles du Moyen-Age ? Avec les délocalisations, ce capitalisme mondialisé ne propose qu’une seule sorte d’universalisme, celle d’un marché où règne la désespérance des populations, qui croient utile quelquefois, entraînées pour cela par des chefs religieux fanatiques, de régresser vers des traditions qui compenseraient la glaciation capitaliste.
Cette étrange alliance d’un capitalisme sauvage, avec les réactivations de traditions religieuses régressives à l’image des talibans en Afghanistan. Voilà la configuration qui se profile.
En face de cela, que faire ?
Bien sûr, la laïcité ne peut pas tout. Qui pourrait le prétendre ?
Louis Aragon célébrait l’union des humanistes résistants au nazisme, athées et croyants : « Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas, … » preuve que les différences de convictions spirituelles ne séparent pas véritablement les hommes, pourvu que la religion ou l’athéisme, ne prétende pas s’imposer par le biais de la puissance publique.
Mais aujourd’hui, voici ce qui est dit, ce qui est entendu … Le discours du Latran, de M. Nicolas Sarkozy dans une logique scandaleusement discriminatoire dit : « la République a besoin de gens qui croient parce que les gens qui croient ce sont des gens qui espèrent ». Merci pour les humanistes athées engagés.
Quand un Président de la République dans l’exercice de ses fonctions, ose prononcer de telles paroles, il bafoue le respect égal qui est dû à tous les citoyens sans distinction de conviction spirituelle. Il bafoue le caractère constitutionnellement laïque de la République Française. Il bafoue l’égalité. Il bafoue la nécessaire neutralité d’un représentant de tout le peuple. Il devrait s’en tenir à une déontologie telle, que tout citoyen puisse se reconnaître dans ses propos. Ce qui n’est évidemment pas le cas.
Quand il ajoute ceci, il bafoue l’idéal des Lumières. Le minimum pour un Président d’une République laïque, ce serait de respecter à égalité les rationalistes athées, qui fondent la conscience morale sur la conscience du devoir de l’humanité, sans référence à Dieu, et les croyants, qui fondent la conscience morale sur la référence à une essence supérieure.
Ce Président n’a pas pris ce chemin. Il a osé dire que l’instituteur n’avait aucun effet moral, alors que chacun sait bien, que lorsqu’on apprend à penser par soi-même, à compter par soi-même, à compter sur soi-même, lorsqu’on a en soi le principe de sa pensée libre, lorsque que grâce à la culture que l’on acquiert à l’école de la république, on est capable de penser par soi-même, on peut se conduire dans la vie de façon plus lucide.
La laïcité, elle, est beaucoup plus tolérante que ce président. La laïcité ce n’est pas l’hostilité à la religion. Dans un pays comme la France républicaine et laïque, il y a de la place pour tout le monde. La loi doit être émancipée de tout particularisme religieux ou spirituel. La loi n’est ni catholique, ni athée, ni agnostique. La loi c’est cette règle que, depuis la révolution française, le peuple souverain se donne à lui-même.
On sombre également dans l’obscurantisme, lorsque le Président évoque une prétendue violence de la laïcité contre les religions, en s’appuyant sur la fameuse « querelle des inventaires » qui a accompagné la mise en œuvre de la loi de 1905. Henri PENA-RUIZ s’interroge encore : « Monsieur le Président de la République, ou bien ignore l’histoire, et c’est un ignorant qui parle. Sa parole n’a donc aucune valeur. Ou alors, il la connaît parfaitement, mais alors il ment. De deux choses l’une je ne trancherai pas ».
Quant aux politiques engagées, telle celle des franchises médicales … L’État est donc trop pauvre, pour financer la recherche sur la maladie Alzheimer sans lever un nouvel impôt injuste, d’½€ par boîte de médicament.
Cet État serait par contre assez riche pour financer à nouveau les cultes en brouillant la frontière entre « culturel » et « cultuel » pour contourner la loi de 1905 et financer sur fonds publics, le culte.
De même cet Etat qui « dégraisse », l’Education Nationale, pour raison d’économie, serait trop pauvre pour garder ses enseignants. Il n’a pas assez d’argent pour ce qui est d’intérêt commun à tous, mais il en a assez pour ce qui est particulier. On trouve en effet de l’argent pour créer un fonds destiné à financer l’ouverture d’écoles privées, dans les quartiers, en totale contradiction avec la laïcité de la République.
Ces exemples d’entorses aux principes de laïcité se multiplient allègrement.
Les fondements de la laïcité.
Henri PENA-RUIZ dans la seconde partie de sa conférence invitait son auditoire à un retour aux sources historiques de la laïcité. « Si j’appelle spiritualité, la vie de l’esprit humain, l’activité de penser, de la conscience humaine, il y a autant de spiritualité chez des humanistes athées comme Jean-Paul Sartre ou Albert Camus que chez les humanistes croyants comme l’Abbé Pierre».
Le conférencier devait alors décortiquer les relations ambigües entre la religion catholique, la laïcité et les Droits de l’Homme.
Que s’est-il passé pendant 13 siècles ? Où l’Eglise domina quasiment sans partage les institutions, et la formation des consciences. Respecta-t-on la liberté de conscience ? Les tribunaux de l’Inquisition qui ont envoyé au bûcher les gens soupçonnés de ne pas croire comme il faut, ne respectaient pas spécialement la liberté de conscience. L’exécution du Chevalier de la Barre, celle de Jordano Bruno ou le procès de Galilée, prouvent que l’Eglise qui à l’époque, possédait non seulement le pouvoir spirituel mais aussi le pouvoir temporel ne s’est pas engagée dans cette voie. Elle aurait pu imposer le principe éthique des droits de l’homme, la liberté et le respect de l’égalité, elle ne l’a pas fait.
Alors d’où viennent les droits de l’homme ?
Les droits de l’homme, sont issus de la théorie du droit naturel, selon laquelle tout être humain, par nature, a des droits, sitôt qu’il nait, il est libre et égal à tout être. Les hommes n’ont pas des droits parce qu’on les leur accorderait avec condescendance ou comme une de la tolérance.
La théorie du droit naturel, fondatrice des droits de l’homme, est combattue par l’Eglise à cause du péché originel : « l’homme ayant pêché, n’a pas de droits, … on ne peut pas accorder de droit à un être pêcheur ». La doctrine du péché originel s’est donc dressée, contre la doctrine du droit naturel. Or c’est la doctrine du droit naturel qui engendre les droits de l’homme.
Le droit naturel s’affirme au XVIIIe siècle, quand les philosophes des Lumières revendiquent l’habeas corpus, c’est-à-dire, la liberté tout simplement. Ils revendiquent la liberté de conscience, la liberté d’écrire pour les artistes, non en quémandant auprès d’un prince, mais en disant : « nous voulons en tant qu’hommes, être libres ».
Cette théorie du droit naturel s’épanouit au XVIIIe siècle avec les Lumières, elle est présente dans le rationalisme du XVIIe siècle chez Descartes, lequel vient de Montaigne lui-même dans la lignée de la Renaissance, avec ce retour philosophique aux penseurs de l’Antiquité, Platon, Aristote, et c’est chez Cicéron, qu’on découvre l’idée de loi naturelle.
La généalogie des droits de l’homme permet de démontrer que le christianisme n’y est pour rien. Si l’Eglise s’était inspirée des droits de l’homme comment se fait-il qu’elle les a bafoués pendant 13 siècles et pourquoi a-t-elle attendu le XXe siècle pour s’y rallier ?
Au nom de la liberté de conscience, la croyance religieuse doit être libre. Mais elle ne doit engager que ceux qui croient. Pour la laïcité c’est simple, : « La religion ne doit engager que les croyants », et également : « l’humanisme athée ne doit engager que les humanistes athées ». Le premier principe qui doit unir, est aussi valable pour les croyants que pour les athées. Si je suis croyant, je suis libre de croire et de pratiquer mon culte. Mais je ne suis pas libre d’imposer mon credo aux autres.
Ni de dicter la loi commune, à partir de ma foi particulière, c’est la liberté de conscience, c’est
le premier principe qui fonde la laïcité.
La grande révolution française a commencé par détruire la Bastille symbole de l’oppression, le 14 juillet 1789, au cri de : « Liberté »
Le deuxième acte de la révolution, c’est l’abolition des privilèges dans la nuit du 4 au 5 août,.
Le troisième acte proclame solennellement les Droits de l’Homme et du Citoyen le 26 août 1789.
Le principe de ce triptyque républicain veut dire que les croyants ne doivent pas avoir davantage de droits que les athées et que les athées ne doivent évidemment pas avoir davantage de droits que les croyants. Ainsi, l’Union Soviétique stalinienne, qui fermait les églises, était aussi antilaïque que la Pologne catholique, qui impose la prière publique dans toutes les écoles. La laïcité ce n’est ni l’athéisme officiel, ni la religion officielle.
Tout au long de sa conférence, Henri PENA-RUIZ s’est appuyé sur de nombreux exemples pour illustrer la continuité de la pertinence du principe de laïcité : de l’IVG, à la cathédrale d’Evry, en passant par la transfusion sanguine vue par Marianne et les Témoins de Jéhovah, la controverse de Valladolid, l’usage des fonds publics, l’organisation des services publics … la palette est riche.
Le philosophe proposait pour conclure, une définition de la laïcité, en guise de synthèse des différentes déclinaisons distillées tout au long de son intervention. J’appelle laïcité : « l’union de tout le peuple, le «laos », sur la base d’un principe indissociable : la liberté de conscience, l’égalité de droits de tous les citoyens, -quelles que soient leurs convictions-, et l’universalité de l’action de la puissance publique ».
Cette « particularité française », est à même d’offrir ce cadre apaisant au bien vivre ensemble les différences, dans la société d’aujourd’hui. Mais, le principe de la laïcité, compte tenu des valeurs universelles qu’il renferme, bien expliqué et démontré, est largement exportable ne serait-ce déjà, que sur le territoire européen.
Il serait urgent de le rappeler au moment du renouvellement de l’Assemblée Parlementaire Européenne.
Yandé
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AU PIED DU MUR Ajouté le 03/06/2008 - Auteur : Carole
« Coin de la cour incendié par un rayon de soleil, cime d’eucalyptus frémissante.
La brise de l’après-midi rasant les murs, petit oiseau sautant sans arrêt du répétiteur à l’eucalyptus.
Je regarde le ciel tranquille et sifflote un motif qui me vient de nulle part…
…Cet oiseau ne chante jamais, il se pose sur une petite branche tout en haut, remue frénétiquement la tête, puis revient sur le répétiteur et ainsi de suite …pendant au moins deux heures. Chaque jour en le regardant dans ses allers et retours, je me demande s’il les fait de même pendant les week-ends et jours fériés, lorsque personne ne va dans la cour.
Je pense que oui , je ne l’ai jamais vu fixer son attention sur quoi que ce soit, son mouvement de tête est trop rythmique pour nous.
Il joue sa partie à lui exactement, comme mes voisins jouent la leur, chacun son univers , avec les lois qui le régissent. »
Cesare BATTISTI.
Qui se soucie de ce que vit actuellement Cesare Battisti ? Il est vrai que l’actualité médiatique a depuis belle lurette relégué Cesare Battisti très loin, là où la sarkozie berlusconienne a contribué à l’expédier, loin de ce qui fut la patrie des Droits de l’Homme… en bafouant, ne l’oublions surtout pas, la parole d’un Président de la République.
Pour l’aider à tenir le coup, l’écriture garde ses prérogatives. Le prochain roman que Cesare Battisti écrit du fond de sa prison de Brasilia, en attendant que le Brésil statue sur son sort, s’intitulera : « Au pied du mur »
À l’endroit où il se trouve depuis plus d’un an maintenant, son horizon se limite à de hauts murs, pas d’ordinateur à sa disposition. De simples cahiers d’écolier, un stylo-bille, non, l’intérieur d’un stylo-bille, tout mou, très commode à utiliser. Faites l’essai c’est garanti.
C’est dire, la difficulté de l’exercice, qui permet laborieusement de supporter l’égrenage du temps, trop long temps derrière ces barreaux où inlassablement, Fred Vargas, et tous ses amis, n’arrêtent pas de clamer que Cesare n’a pas sa place.
Garder la confiance dans l’écrivain…
Le hasard faisant ainsi les choses, alors que Battisti chemine doucement dans l’écriture de son prochain roman, les Noires de Pau s’apprêtent à publier dans leur collection en rapport avec l’Histoire, une série de nouvelles réunies dans un recueil intitulé « Les Noires au pied du Mur ».
Au point de départ il y a bien sûr la chute du Mur de Berlin dont le vingtième anniversaire sera célébré en 2009. Mais, il y a surtout une question essentielle qui sous-tend l’ouvrage : « Il y a vingt ans, un mur est tombé et depuis, combien de murs se sont élevés de par le monde qu’ils soient matériels ou dans les esprits ? ». En effet, comment ne pas s’interroger sur l’apparition insidieuse de tous ces murs… alors que l’on n’arrête pas de célébrer et de se référer pour un oui ou pour un non, à la chute du Mur, l’original, celui de Berlin.
Il était naturel, étant donné la convergence dans l’écriture, qu’un clin d’œil soit adressé à celui qui fut le préfacier du recueil 1999 des Noires de Pau et de lui offrir l’introduction du prochain recueil palois. On y retrouvera le début de son nouveau roman, de ses hauts murs à lui, mais également des extraits de « Être bambou », écrit au Brésil et en attente d’édition.
Dans sa vie de reclus forcé, c’est pour Cesare une attente lourde à supporter, avec des hauts et des bas comme on peut l’imaginer sans peine. La représentation que tout un chacun peut se faire de la vie dans une geôle quelle qu’elle soit, laisse libre cours à l’imagination. Dire que le moral dans ces circonstances fait du yoyo est sans doute un euphémisme.
Cesare évolue dans cet univers, et avec le lobbying qu’exercent les barbouzes italiens à son encontre depuis le début en essayant de noircir un max son pedigree, il ne faut pas être grand devin pour imaginer que cela ne facilite pas le déroulement du tapis rouge derrière les grilles.
Le combat de Battisti et de ses défenseurs consiste à convaincre les Institutions Judicaires Brésiliennes en lesquelles il a confiance, de repérer tous les coups tordus de la justice italienne dans l’examen et le traitement de son dossier. Ainsi, il a fait valoir le bâclage total de son procès italien, sa représentation par trois faux mandats, bref, son innocence, auprès de la Justice du Brésil.
…. Et la confiance dans la Justice Brésilienne.
Alors, c’est un peu long, mais, la juridiction de son nouveau pays d’accueil semble prendre le temps de faire ce que ni les Cours Françaises, ni la Cour Européenne n’ont pris la peine de faire, après l’expertise de la défense. Ceci montre que Cesare n’a pas eu droit à une justice normale, que ses droits n’ont pas été préservés, ni respectés.
Ce qui empêcherait normalement toute extradition. Evidemment comme le constate Fred Vargas, l’Italie se contorsionne toujours pour faire passer Cesare pour un “criminel de droit commun” alors qu’il s’agit - en ce qui concerne les crimes qu’il n’a d’ailleurs pas commis - d’actes strictement politiques.
Les pressions de l’Italie s’accroissent dans les médias qui leur appartiennent au Brésil. Le gouvernement italien pratique une ingérence directe auprès du gouvernement brésilien, au mépris de l’indépendance du Tribunal Suprême. A certains moments, Cesare ne peut plus écrire et refuse de recevoir les visites de ses proches, comme après la décision négative du procureur, entièrement copiée sur la directive italienne : “crime de droit commun”. Ensuite, il retrouve le courage, puis il le perd.
Il ne reste qu’à espérer que la Justice Brésilienne conclue enfin en faveur de Battisti. Encore une fois, ce serait, hélas, l’éclatante démonstration que, désormais, nous ne vivons plus que sur la nostalgie des Droits de l’Homme, dans notre pays qui les vit naître et qui les a relégués dans les archives poussiéreuses de son Histoire que d’autres s’approprient.
Les autres, ce sont ces nations que nos dirigeants regardent de haut, et qui pourraient nous donner tant de belles leçons. Si nous cherchons à observer en France, l’application de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, c’est de plus en plus dans le rétroviseur qu’il faut se retourner. Pour sa part, le Brésil a su conserver sa mémoire et met un point d’honneur à préserver ses institutions, notamment pour ce qui concerne l’indépendance de la Justice face au pouvoir politique.
Cela sera-t-il suffisant pour permettre à Cesare d’effacer ce mur qui le sépare de la liberté ?
YANDÉ
PS : Pour écrire à Cesare Battisti, il est possible de demander le protocole à
suivre et l’adresse auprès du journal Factotum : fac.totum@orange.fr |
Manif' Anti OGM Ajouté le 26/03/2008 - Auteur : Carole
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MUNICIPALES A PAU : DEUXIEME TOUR Ajouté le 12/03/2008 - Auteur : Carole
DEUXIEME TOUR : LA SUBTILITE DES ALCHIMIES PALOISES
Les résultats du premier tour sont tombés. L’arrivée donne presque raison aux sondages avec Martine LIGNIERES CASSOU en tête, François BAYROU, et Yves URIETA, Eric SCHATZ dépasse le seuil symbolique des 5%. Pour le second tour on assiste à un ballet subtil où la journée du lendemain du 1er tour fut d’une grande intensité entre tractations nationales et négociations plus ou moins transparentes. Le troisième arrivé a eu l’astuce de verrouiller sa position en déposant le premier sa liste, des fois que ses nouveaux amis aient l’idée saugrenue de lui demander de se retirer pour libérer la piste à BAYROU en échange de quelques arrangements ici et là sur le territoire national.
Cette stratégie ne le mettra sans doute pas à l’abri ni de ce genre de tractation, ni d’une érosion de son capital de voix, ce qui est souvent le lot du troisième larron dans les triangulaires où la machine à éliminer fonctionne.
F.BAYROU tantôt courtisé, tantôt menacé par l’appareil de l’UMP a connu une journée très agitée, pris également en tenaille entre le national vis-à-vis duquel il représente une monnaie d’échange, et le local où les béarnais quels que soient leurs bords, entendent décider sans qu’on leur tienne la manche. Il n’empêche qu’entre la théorie et les pratiques...
A gauche, un simulacre de concertation.
Eric SCHATZ fort de ses 5,72% a proposé à Martine LIGNIERES-CASSOU une « fusion technique ». Avec ses colistiers il pensait que cette formule pouvait aboutir avec une liste soutenue par des partis de gauche partisans de la représentation proportionnelle.
Son interlocutrice ne pouvait imaginer une fusion qui ne soit pas adossée à un accord politique et à l’engagement solidaire autour d’un projet, d’un budget.
Pour Eric SCHATZ il ne s’agissait pas de tricoter en quelques minutes un accord politique qui aurait été perçu comme une insulte aux deux équipes qui avaient passé un certain nombre de semaines ou de mois à cogiter des projets construits sur des bases pas forcément identiques. Il souhaitait donc garder son indépendance dans une fusion simplement fondée sur la représentation proportionnelle.
Le constat de désaccord ne tardait pas à apparaître.
Si on gratte un peu, en fait cet accord avait peu de chance d’aboutir. Entre les déclarations contradictoires de l’ex ménage Segolène - Hollande, la stratégie nationale du PS oscillait de toute façon entre le rapprochement préconisé avec le Modem, et la satellisation - grâce à l’aimable participation du PC - des gens situés à gauche de la gauche.
A la réflexion, en fine stratège, Martine a bien pesé la situation. Sur les 1956 électeurs qui ont voté vraiment à gauche, et qui ne seront pas représentés dans l’assemblée municipale, il y en a une proportion suffisante qui aura la conscience politique de vouloir faire barrage à la droite, (cf son appel aux électeurs de gauche). Elle est donc persuadée qu'elle dispose potentiellement d'un matelas de sans doute plus de deux mille voix sur Bayrou soit 5 ou 6 points en pourcentage.
Schatz dans le bac à sable de la démocratie participative.
Martine de Cap et Coeur joue sur les inconditionnels, (d'ailleurs la relation à la "maire" n'est-elle pas inconditionnelle ?) elle fait ainsi le calcul machiavélique, et le pari non dénué de risque, qu'elle va récupérer une bonne proportion des voix acquises par la liste cataloguée par commodité simplificatrice LCR, sans s'embarrasser des trublions d'élus qui lui étaient proposés (1 sur 7 selon la règle de la proportionnalité).
Non mais vous imaginez un Conseil Municipal avec un Schatz multiplié par 4 ou 5 ??? Adischatz la tranquillité d’une gestion pépère. Et en plus cela aurait pu donner des idées à ses amis pour prendre des libertés avec la solidarité tant réclamée autour de son programme, lorsque les petits vers et le PC vont commencer à déguster les couleuvres, du côté de l’environnement et du social.
Restait le bac à sable de la démocratie participative où la leader de la liste Cap et Coeur reléguait ses interlocuteurs. La trouvaille est grandiose, fallait avoir le culot de formuler cette proposition, envoyer Eric et ses copains tester leurs théories démocratiques dans des instances qui n’existent pas encore mais qui vont être inventées par la liste PS and Co dans le courant du mandat.
Décidément la ville de Pau tient absolument à marquer son originalité nationale. Si Eric SCHATZ avait été seul à entendre cette proposition cynique, personne n’aurait pu croire à cette farce. Ses équipiers attristés l’auraient dirigé vers le CHP à la sortie de l’entrevue, pour une cure de sommeil réparatrice après sa campagne électorale épuisante.
L’art du mépris condescendant à l’égard de tout ce qui sort du rang, continue et se perfectionne. Les électeurs vraiment à gauche apprécieront la méthode.
« Mais au fait pourquoi a-t-elle si peur de nous si son programme est si bien ancré à gauche comme elle l’affirme » s’interrogeait Eric SCHATZ, avant de prendre acte du fait qu’il disparaîtrait du paysage démocratique palois après six années d’une veille citoyenne qu’il a assumée avec un certain brio, une grande rigueur et beaucoup de dignité.
Son absence va créer un sacré vide dans la salle du Conseil Municipal, au-delà de sa personne c'est la fonction de veille citoyenne qui sera aux abonnés absents dans cette enceinte et c'est dommage.
Les acteurs de la triangulaire paloise auront en commun le soulagement d’avoir été débarrassés de la présence d’un empêcheur de tourner en rond.
… En attendant de voir qui finira dans le bac à sable de l’élection.
Yandé
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Installation sonore 29 mars - Pau Ajouté le 10/03/2008 - Auteur : Carole
PERSIANE Un projet de la cie à peau d’écran Installation sonore 29 mars 2008 à Pau
Ecoutez pour voir ! Après plusieurs résidences de création au Pôle Culturel Intercommunal, le duo a peau d’écran présente la dernière étape du projet Persiane, une installation sonore présentée le 29 mars 2008. Depuis sa formation en 2003, a peau d’écran questionne la relation entre le corps et l'espace dans divers domaines artistiques : vidéo, installations et performances. Avec Persiane, le duo propose un travail en cours faisant appel au son, à l'écriture de textes, aux arts plastiques et au net-art. Le projet se développe en lien avec le public et prend en compte des questions liées aux contraintes des espaces, du territoire et des rencontres quotidiennes. Il a germé dans l’esprit de la compagnie lors d’un séjour de ses fondatrices à Naples en 2004 : « cette ville nous a touchées par la transparence de ses intérieurs. Là-bas, les habitants s’approprient beaucoup les espaces publics et leur espace privé est toujours ouvert sur l’extérieur : les sons du déjeuner s’échappent des fenêtres des appartements dans la rue, le linge sèche sur les trottoirs… » Depuis février 2007, les liens se tissent. Simona da Pozzo et Claire Ubéda ont investi des espaces, créé des contextes et noué des relations autour de Persiane, une installation sonore mais aussi le résultat de cinq réseaux Internet correspondant à quatre situations (certaines habituelles d’autres plus inattendues), mises en place chez les habitants d’un même immeuble, place de la Libération à Pau. Un projet où le public doit mener des recherches, expérimenter pour trouver au fur et à mesure la clef… Le 29 mars 2008, place de la libération à Pau, à l’intérieur d’une caravane orange, une installation sonore mettra en relation des habitations et une place publique. Le public est invité à entrer dans la caravane, surfer sur des sites Internet, glaner des indices, écouter des sons qui lui permettent de comprendre dans quels appartements de la place de la Libération les situations se déroulent…Les appartements identifiés, reste pour le public à franchir la porte, sonner, frapper chez les habitants et s’autoriser de les rencontrer ! LES RENDEZ-VOUS : Les Week-ends de la Caravane
La caravane sera un laboratoire ouvert aux curieux où les visiteurs pourront venir assister aux différentes étapes de travail, rencontrer les artistes à l'origine du projet autour d'un café ou d'un thé. _ tous les jeudi, de 17h à 20h et tous les samedis de 14h à 20h au Pôle Culturel Intercommunal
INSTALLATION SONORE 29 mars, 14 heures à 22 heures, place de la Libération à Pau Persiane est un projet soutenu par le Pôle Culturel Intercommunal et par le Ministère de la Culture et de la Communication (dicrèam 2007), en partenariat avec La Chaise Longue. |
Semaine de l'Environnement - PAU Ajouté le 10/03/2008 - Auteur : Carole
La semaine de l'environnement revient pour sa quatrième édition avec comme toujours de multiples conférences, débats, projections et concerts mais aussi un grand forum associatif sur la place Clémenceau, à Pau, le samedi 15 mars.
Les conférences proposées aborderons différents thèmes d'actualité :
- le lundi 17 mars
21h-23h hall des sciences (fac)
Conférence (deuxième partie de soirée)
M. Laherrère abordera la question de la fin des réserves en pétrole.
- le mardi 18 mars
18h-20h hall des sciences (fac)
Conférence (première partie de soirée)
M. Gilles Fert « Les abeilles, sentinelles de l’environnement ».
21h-23h hall des sciences (fac) Conférence (deuxième partie de soirée)
M. Paul Tréguer, « Peut-on/doit-on réguler le changement climatique en manipulant l’océan ? »
- le mercredi 19 mars
21h-23h hall des sciences (fac) Conférence (deuxième partie de soirée)
M. Christian Berdot avec pour sujet les OGM et les agrocarburants.
- le jeudi 20 mars
18h-20h hall des sciences (fac) Conférence (première partie de soirée)
M. Anthonio Guell "L’effet du changement climatique sur les maladies transmissibles"
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