Le cheveu sur la soupe… populaire. Le Japon semble être le pire endroit pour les SDF. Pourtant, la ville de Tokyo en compte entre 4000 et 5000. Mais « perdre la face » est toujours si dramatique dans la société nipponne que celle-ci préfère se comporter comme si ces sans- abri  étaient « invisibles », la mendicité, elle-même, étant impensable. De plus, le tabou est tel qu’il empêche même l’entraide; chacun dort dans la rue, seul sur son carton, à un mètre de l’autre. La plupart sont des hommes car les femmes dans le besoin bénéficient du soutien de leur famille.

Vis à vis de l’État japonais, ces gens n’existent pas davantage. 90% des dons destinés à l’aide alimentaire proviennent de l’étranger. Les ONG laïques, distributrices de nourriture, se retrouvent protégées forcées de la mafia locale des Yakuzas. Quant aux missions, certaines obligent les SDF, pour beaucoup bouddhistes, à réciter des prières chrétiennes avant de remplir les gamelles, rendant ainsi la soupe vraiment… amère. (Paris Match 07/10/09)

 

Un maton pas maté : de la centrale moderne et quasi « modèle » de Lannemezan, 41 suicides depuis Janvier. Qui, interviewé, déclare tout net : « Bientôt, avec les lois qu’ils sortent, n’importe qui pourra se retrouver en prison. »

« La prison, dit-il, c’est la suppression des droits de l’homme.». Le reportage continue et l’on entend bien que, outre les condamnés, c’est aussi leurs familles qui le sont. Et le gardien parle du mépris du système pour les détenus et même pour le personnel : « C’est le fait de n’être rien, vous n’êtes rien ! ». Les psys, eux, reconnaissent que, au delà de huit ans de prison, on a « un pet au casque », ajoute-t-il. Et qu’on a beau avoir supprimé la peine de mort, lorsque quelqu’un fait 40 ou 50 ans, la prison, « finalement, c’est un lieu où l’on assassine. » (France Inter, « Interception » du 01/11/2009, reportage d’Isabelle Souquet : « J’ai pris perpète ».)

 

Sondés, marketés : Les sondages, qu’on s’en souvienne, sont, à 95%, des enquêtes de marketing destinées à vous vendre tout et surtout n’importe quoi. Et un chef d’État a besoin de se vendre. L’an passé, le gouvernement a donc dépensé 3, 281 millions d’euros pour ce faire ; cette année ce sera en tout, si aucune campagne d’opinion ne vient se rajouter d’ici fin Décembre, 1,989 millions au total. On sait déjà que l’on peut à peu près faire dire ce que l’on veut aux sondages. On sait aussi maintenant que Giacometti-Peron, Publifact, Ipsos, Ifop, Csa, Tns Sofres et Sociovision se sucrent avec un argent dont on pense qu’il serait mieux ailleurs, ce n’est pas le choix qui manque… (Le Point 05/11/09).

 

Sympathique Empaffé : En ouvrant fort mes oreilles sur mon Intère du matin, qu’entends-je ? Éric Besson, le même qui boute les sans-le-sou-sans-papiers hors de France, aurait pour héros de roman, Robin des Bois et pour personnage de BD favori, Iznogoud. Le second, certes n’arbore pas la bonne couleur sous son turban de fourbe, mais calife à la place du calife, on comprend, c’est tentant ! Quant au rôle du « détrousseur de riches pour donner aux pauvres », le ministre a du jeter les règles du jeu et son enfance avec.

Retours délicieux : sur deux spectacles du Parnasse à Mimizan : 

- « Romeo &Juliet » que je vous ai déjà présenté, nous a livré une scénographie d’une rare exigence, drôle et pleine d’invention. Une pièce à laquelle les spectateurs sont conviés en aparté et aussi par le truchement d’images très fortes. Bref, le théâtre des Mutants, incisif et sensuel, remue et interroge. Et comme son nom y porte, nous invite à muter nous aussi en hommes nouveaux et toujours debout.

- « Profet » se veut une interprétation très détournée du « Prophète » de Kalil Gibran, revu par Michel Piquemal dans son « Prophète du Libéralisme ». Détournement sophistiqué, joignant musique et théâtre plurivoque des artisans du « Trio d’en-bas »; ces sociophilosophes musiciens, Yohann Scheidt, Samuel Bourille et Arnaud Rouanet se sont adjoints une chanteuse diseuse onomatopéeuse étonnante, en la personne de Johanna Rousset, rencontrée à Bordeaux ; et, sous la direction de Christine Dormoy, est née cette aventure satyrique, musicale, pointue et débordante de vie pour fustiger le cynisme et la vulgarité d’en haut, bref, la « médiocratie » d’un monde libéral.

 

Sirènes du bling-bling : À l’instar d’autres stars comme Émanuelle Béart et, en d’autres temps, Françoise Sagan, Monica Bellucci n’a pas résisté aux voix ensorceleuses venues d’Ouzbékistan : 190 000 euros pour participer à une soirée de 4 heures, organisée par la fille du dictateur ouzbek, Lola Karimova Tillyaeva, au profit de sa fondation. Cela se passait le 8 avril dernier, au musée d’Art Moderne de la ville de Paris. Isabelle Adjani, également contactée, a refusé…. (Bakchich info 11/11/09)

 

L’allumé du Sommet : Lors de la récente réunion de la FAO à Rome, en l’absence de la plupart des dirigeants des grandes puissances, occupés ailleurs à fouetter Miss Croissance, Kadhafi, bourreau d’infirmières, a racolé, pour cinquante euros par jolie tête exigée, 200 jeunes Italiennes qu’il a tenté de convertir à l’Islam ; avec remise de Coran en fin de prêche. 

Le leader libyen s’est donc discrédité, avec ses « fanapitreries », alors qu’il dénonçait, à juste titre, le système féodal appliqué par les pays dominants à l’agriculture des autres pays. Dommage ! Pour une fois que, de ses grelots et clochettes, sortait une vérité de griot !

Je rappelle que ce sommet est celui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture ; ce même organisme donne un avis favorable à l’extension de l’agriculture biologique pour nourrir la planète. Ce n’est pas rien! (AFP 16/11/2009)

 

Magistrats sur le tas : C’est en effet la seconde fois en 27 ans d’existenceque les Chambres Régionales des Comptes se mettent en grève; cette fois-ci, c’est contre une réforme qui sacrifie le contrôle budgétaire des collectivités locales. 

Celle-ci, ajoutée à la suppression du juge d’instruction, aboutirait à un enterrement pur et simple des affaires dites « sensibles »… (Plus de détails sur L’Express.fr 17/11/09)

 

Salut les irradiés! : Le deuxième « incident » du même type, après celui de Septembre 2008, survenu à la centrale de Tricastin ce 5 Novembre est, comme la fois précédente, passé aux oubliettes.  Lors de l’opération de déchargement dans une cuve du réacteur, un des 157 assemblages d’uranium combustible, est resté accroché au système de maintien. Un agent de la centrale confiait : « Il faut croiser les doigts pour que l’assemblage ne tombe pas. », reconnaissant ainsi la part d’aléa dans les moyens pour pallier ce genre d’ « incident », classé comme le précédent, de risque 1 sur une échelle de 7. Or, si l’assemblage tombe et que la gaine du combustible est percée, le personnel de la centrale absorbera en 3 minutes la dose de radiations annuelle tolérée. Un premier « incident » différent, était arrivé en Mai 2008…

Dans ce cas et d’autres, les opérations de maintenance sont arrêtées. En France, près d’1 réacteur nucléaire sur 3 est à l’arrêt pour maintenance ou accidents divers. (Le Monde.fr 05/11/09 et site Sortir du nucléaire.)

 

Tous à enfermer ?!!! : Le journal « De Volksant » rapporte qu’en Hollande, non seulement la criminalité a baissé mais que les peines alternatives se sont développées. Et que, du coup, il y a beaucoup moins de monde dans les prisons. Au point qu’il serait question d’en fermer huit. Donc, le gouvernement néerlandais, craignant pour ses  affaires pénitentiaires , voudrait importer des délinquants de Belgique.  Et le facétieux auteur de l’article de rappeler : « la baisse de l’offre de bandits entraîne la baisse de demandes de geôliers »!!! (article du 28/05/09, relayé en Novembre par Presseurop) 

 

Anti-politiquement correct : Bon, c’est vrai que ça ne devait pas rigoler tous les jours dans l’ex-RDA ! Mais je crois que la récente célébration de la « Chute du Mur » finit par devenir comme de la propagande glorificatrice de l’Allemagne de l’Ouest et de l’économie de marché. Peut être n’est-ce pas de cela que rêvaient les Allemands de l’Est, lorsqu’ils fuyaient…. (Base réflexion France Inter Interception 08/11/09)

 

Orange givrée ! : À France Télécom, les dirigeants enrayent l’« épidémie » de suicides des employés, dûe, rappelons-le, à un système de gestion inhumain, en préconisant maintenant :« Videz votre sac, comme ça, vous ne passerez pas à l’acte ! ». Outre ce foutage de gueule insultant, aucun changement  dans les méthodes précédemment utilisées. Mieux, l’arrivée dans l’entreprise d’une « échelle magique » réduirait le coût d’une intervention à 60 euros, ce qui ferait gagner à Orange Télécom 20 millions par an. Car ladite échelle permettrait à un seul technicien au lieu de deux, détachés auparavant, de faire le boulot. L’Inspection du Travail, cependant, y trouve à redire, arguant que l’appréciation de l’intervention et de ses risques, laissée à un seul technicien, au lieu de deux, occasionnerait davantage d’accidents. (Éco 89 20/11 :09)

 

Les oreilles révolutionnées : par le groupe de rock français Eiffel. Et son chanteur-guitariste-auteur-compositeur, Romain Humeau. Souffle inspiré des paroles et des mélodies sur lesquelles, certaines fois, on sent planer l’esprit d’un Bertrand Cantat (Noir Désir) ; Notamment dans cette chanson que l’on entend sur toutes les bonnes radios « À tout moment la rue peut te dire non. » Et qui dit en substance : « … Contre le tintamarre du pognon…… Et quand le peuple crève….. / À tout moment, la rue peut aussi dire non ! »

Ça, c’est du rock’n roll !

 

Et la tête pas décervelée…. Petite phrase d’un anonyme, à rire  et à retourner à l’endroit, à l’envers : « La supériorité de la télévision sur la radio : vous n’entendez pas seulement les parasites mais vous les voyez. » Et une pensée douce pour Kriss, celle de France Inter, la Graffiti et la Crumble, qui aurait adoré cette phrase…parasite.

 

Miss Mart.