brèves de Foutoir - FEVRIER
Coke en stocks: En Espagne, des gérants des LDL, stupéfaits, ont découvert de la cocaïne cachée dans des caisses de bananes en provenance d’Équateur. Entre les différents supermarchés, plus de cent kilos. Apparemment, les trafiquants, certainement surveillés, n’ont pas couru le risque de récupérer leur marchandise. Quant aux clients, nul n’aurait, selon la chaîne, goûté à ces denrées « poudreuses » puisque elles n’ont pas été mises en rayons! (Courrier International
7-13/01/2010)
Édits stricts dans les districts : En Chine, les pouvoirs locaux donnent de drôles d’injonctions à leurs administrés. J’avais déjà parlé ici de l’obligation faite, dans certaines provinces chinoises, aux fonctionnaires et aux employés du public, d’acheter chaque année une certaine quantité de cigarettes de la marque
locale, sous peine d’amende, afin de stimuler l’économie. Même chose dans la province de Hubei, pour doper la vente de « baijiu », la puissante liqueur du coin, dont chaque fonctionnaire aurait du acheter – et consommer, trois bouteilles par jour!!! Dans un autre district de la région de Ghizou, il fallait que ces mêmes fonctionnaires participent à des excursions forcées dans des ruines antiques. Et tandis que leurs employés faisaient du tourisme, certaines administrations se retrouvaient fermées... Bien pire, jusqu’en 2005 encore, les responsables d’un village, près de Chongqing, imposaient aux femmes de ne pouvoir recevoir de compensation pour des terres accaparées par le gouvernement, qu’après avoir passé des tests prouvant leur virginité. Et que dire de ces petits écoliers de Luolang, enjoints de saluer toutes les automobiles croisées sur le chemin de l’école afin: 1) de leur enseigner la politesse 2) de réduire le nombre d’accidents. La plupart de ces règlements saugrenus ou/et dangereux ont été supprimés. Mais l’ex-empire des Fils du Ciel est vaste et possède des administrateurs peu scrupuleux et très imaginatifs!!! (Courrier International, idem
précédent)
Un yoga qui a du chien! : Au sens littéral. À New York on pratique le « doga », c’est à dire du yoga avec son chien; les toutous prennent peu ou prou, accompagnent ou renforcent les différentes postures. Maîtres et chiens en paraissent contents... En tout cas, les photos illustrant l’article, m’ont rendue, quant à moi, très joyeuse!!! (Courrier International 1er-6/01/ 2010)
Au four et au moulin : Mr Proglio, PDG de EDF et Président du conseil d’administration de Veolia Environnement a fait l’objet d’une polémique qui a fini par aboutir sur l’abandon par ce grand patron de son salaire chez Veolia et même de ses indemnités. Le pauvre garçon ne percevra donc que 1,6 millions d’euros annuels pour ses responsabilités au sein de l’entreprise publique. D’autre part, à la défense
de la double présidence, Lionel Luca, député, a évoqué le cumul pratiqué par certaines stars du show biz et du sport qui servent aussi la pub ou celui de certains journalistes qui font de la radio, de la télé et écrivent des éditoriaux!!! Amalgame facile pour les pros du politique. Reste le hic, la vraie question : peut-on à la fois servir une entreprise privée et une société publique dont « l’État-c’est-nous » est
actionnaire à 84,6% ? (le monde.fr 20/01/2010)
Au pays des « envers » : Dans la culture de certains Indiens d’Amérique du Nord, les « fous » étaient appelés « envers ». Les membres de la tribu montraient un grand respect pour ces intermédiaires idéaux entre le Manitou et eux. De même, en allant voir à Beaubourg, la magnifique exposition intitulée Teotihuacan, j’ai appris que cette société précolombienne, très hiérarchisée, vénérait cependant les nains et les bossus. Car eux aussi servaient de récepteurs éclairés des messages envoyés aux hommes par les
dieux. Et, comme tout est relié, j’ai pensé à Raimund Hogue qui se produisait au TNBA de Bordeaux, le 6 et le 7 Janvier. Le chorégraphe et danseur s’offre, en quelque sorte, en sacrifice, en transcendant sa difformité par la création. Et l’émotion que l’on éprouve à regarder cet homme échapper à la gangue physique de son corps bossu, petit et contrefait est, nul doute, de l’ordre du ...divin.
Au pays des confusions voulues et concertées : Ces jours derniers, à Bordeaux, Sakina Arnaud, membre de la Ligue des Droits de l’Homme, a été jugée - après mille péripéties, dont un « hasard malheureux de l’informatique » qui aurait pu faire que le procès se déroule sans la prévenue ni son avocat(!!!)-, le 13 Janvier. En effet, plainte a été déposée par l’association Avocats sans Frontières et particulièrement Gilles-William Goldnadel contre Mme Arnaud pour incitation à la haine raciale, antisémite,
de surcroît. Pourquoi ? Parce que Sakina a placé des autocollants prônant, dans le cadre de BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), le boycott de produits israéliens importés dans des conditions illégales au regard du droit international. Le même Goldnadel est celui qui a accusé également Daniel Mermet d’antisémitisme. Parmi les personnes venues soutenir Sakina, se trouve André Rozevègue, membre de l’Union Juive Française pour la Paix que l’on peut difficilement soupçonner d’être anti-juif !!!. Mais ce procès démontre une fois de plus, l’intérêt de faire passer une action contre la politique de l’état d’Israël pour une manifestation raciste. (CAAMLG Bordeaux déc/Janv 2010)
Ma petite entreprise… : Apparemment, les jeunes gens conscients et malins ont deux préoccupations : gagner de l’argent parce qu’il en faut bien mais le gagner en étant utile socialement. Un exemple, deux jeunes profs de gym se sont mis à donner des cours adaptés aux personnes âgées, dans des maisons de retraite. L’entreprenariat social est aussi ce que l’on voit se dessiner dans les différents organismes de micro- crédit telles la Grameen Bank, et ses associés. Les résultats restent encore à prouver. Mais le capitalisme semble prendre un nouveau visage, plus humain, avec une sorte de pont à trouver entre le profit et le social. Les plus cyniques -lucides ?- diront que tout est bon pour faire du fric…(France Inter, Rue des Entrepreneurs,
23/01/2010)
Ah ! l’océan ! : « Océans » est le film produit et réalisé par Jacques Perrin avec Jacques Cluzot. L’acteur- producteur nous avait déjà donné « Le peuple migrateur », « Hymalaya, l’enfance d’un chef », « Microcosmos, le peuple de l’herbe ». Bref, l’homme se passionne pour la nature et ses habitants. Selon lui, toutes les populations de requins sont en passe de disparaître et, avec elles, les relations qui se tissent entre
ces grands poissons, le reste de l’océan, et la planète. Et si vous n’êtes pas persuadés que la compagnie des squales est charmante, allez donc voir nager les Jacques à leurs côtés. (France Inter, CO2 mon amour,
23/01/2010)
Oh qu’il est bon, mon patron ! : Peut-être entendait- on ces mots dans la bouche des anciens employés de Renault, il y a très, très longtemps… Aujourd’hui, c’est Mr Mulliez, propriétaire d’Auchan et actionnaire majoritaire de nombreux autres lieux qui veut faire croire à sa bonhomie paternaliste et à son extrême bienveillance vis à vis de ses employés. Et Daniel Mermet dans ce « Là-bas si j’y suis » du 22/01/2010 nous parle, avec une ironie grinçante, du « gentil capitalisme à l’ancienne pratiqué par l’Association familiale Mulliez » qu’il ne faut surtout pas confondre avec le « méchant, très méchant capitalisme financier », et nous démontre, à travers les témoignages d’employés en grève et un reportage bien ficelé, intitulé « Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le! », que c’est bonnet blanc et blanc bonnet…
Et qu’il est mignon, le flic sous tension! : 350 000 gardes à vue en 2001 et 577 000 en 2009, dernier chiffre donné officiellement. Mais, suite à une enquête de Mathieu Aron, journaliste à France Info, le ministère de l’Intérieur a fini par reconnaître que ce nombre ne comprenait pas les gardes à vue pour délits routiers. Avec ces dernières, le total atteint 800 000 personnes. Non seulement, juges et magistrats protestent contre cette augmentation disproportionnée par rapport aux faits, mais aussi contre les modalités mêmes des gardes à vue. Gens arrêtés déshabillés devant des tiers, policiers et autres, malmenés et traités comme des criminels au moindre signe de rébellion, naturelle, vu les circonstances. Même chose que pour les « clandestins », ramenés manu militari chez eux: les quotas de la SÉCURITÉ! (Le Figaro.fr, 27/01/2010)
Berk, un homo! : Les homophobes sont très sensibles au dégoût, en général. La vue de deux personnes de même sexe en train de s’embrasser, suscite chez eux la même répulsion que celle de la viande avariée ou d’un insecte écrasé! Le degré de leur homophobie est en relation avec l’intensité de leur dégoût alimentaire etc, et directement liée à leur dégoût moral. Apparemment, tous deux activent les mêmes zones dans leur cerveau. Pas de chance pour la tolérance!... (Cerveau et Psycho N° 34)
Et le mot beau anti people-maniaco : « C’est dans le mépris de l’ambition que doit se trouver l’un des principes essentiels du bonheur sur la terre. »Edgar Allan Poe.
Miss Mart

