Ah, la mémoire! : Emmanuel Hoog, Président de l’INA, en connaît un bout sur le sujet. À ce titre, ses réflexions sur ce qui est devenu un véritable culte, méritent d’être prises en considération. Car, non contente d’être devenue un devoir, notre mémoire collective, jadis laïque, cède le pas à une tendancieuse mémoire religieuse, comme on peut l’observer aujourd’hui avec le débat de plus en plus confus -et pour cause!- sur « l’identité nationale ». Toujours est-il que le livre de Mr Hoog, « Mémoire année 0 », dit tout net que la France a peur de sortir de l’Histoire et qu’à la crise économique se joint une crise culturelle non moins grave. Ajoutée à cela, la mémoire numérique fait office de lieu de stockage de la moindre broutille et tout un peuple cultive le passé. C’est à qui donc, individu, communauté, gouvernement, imposera son histoire. Or, si nous voulons avancer, nous avons aussi le devoir....d’oublier. Pas tout, évidemment!(evenement.fr et revue-etudes.com)
Ouh, l’économie! : Voici venues sur nos écrans les confessions d’un «tueur économique». Philippe Diaz est allé les chercher dans différents pays « émergents », selon la langue de bois en cours. Ces «tueurs» proposent un marché -de dupes-, échange d’une matière première contre de l’argent, par exemple, au Président de l’un de ces États. S’il se montre récalcitrant et si les intérêts en jeu sont trop gros, il peut arriver que ledit Président disparaisse. Puis, les pays riches créent une « dette » de toutes pièces. C’est ainsi que l’Irak s’est vu imposer des bases militaires en échange de pétrole gratuit pour les « alliés »!!!
De même, également, loin d’aider les pays « pauvres » à développer leurs richesses, nos états nantis les empêchent au contraire de le faire : au Kenya, 80% des terres arables sont cultivées en vue de l’exportation. « C’est le Sud qui finance le Nord et pas le contraire. » dit l’auteur du film. Cela ne vous semble pas évident?... Allez donc voir « La fin de la pauvreté? ». Vous y apprendrez encore quelques petites choses intéressantes. (Interview Philippe Diaz, France Inter, Dimanche 13/12/09).
Berk, CocaCola! : En 2001, en Colombie, des syndicats ont intenté des poursuites contre la marque, l’accusant d’avoir usé de violences, torturé ou assassiné des dirigeants syndicaux. Coca Cola est également incriminé d’avoir mis à profit, au Salvador, une main d’oeuvre enfantine. En 2004, l’eau Dasani, mise sur le marché par la célèbre firme au Royaume Uni, était de la simple eau du robinet purifiée et « enrichie » en minéraux. Cependant, certains lots contenaient un taux de bromates beaucoup trop élevé. Cette eau est toujours distribuée dans 18 pays, notamment aux États Unis, et la compagnie compte bien, un jour ou l’autre, remporter le marché européen.
En Inde, Pepsi et cie ainsi que ses eaux en bouteilles, contenaient une dose de pesticides 36 fois supérieure aux normes européennes. En 2001, au Kerala, les boues sortant des usines de la firme, et proposées comme fertilisants aux agriculteurs, comportaient 8 milligrammes de cadmium par kilo.
Aux JO d’Athènes, en 2004, comme les 38 autres sponsors, Coca Cola et sa sous-marque d’eau grecque, Avra, avait un contrat d’exclusivité. Si bien qu’il était interdit aux spectateurs d’entrer avec leur propre bouteille.
Et plus généralement, Coca and co est accusée d’utiliser un marketing agressif vis à vis des enfants pour des produits sans valeur nutritionnelle ou dangereux pour la santé. De maltraiter ses employés. D’user vis à vis de ceux ci de discrimination raciale. De « dégraisser » pour engranger des bénéfices. D’évasion des mêmes bénéfices vers des paradis fiscaux. De pollution et surexploitation des sources d’eau dans ses implantations à travers le monde.
Je ne cesserai de vous le répéter, le boycott est une arme!!! (Green Peace, site de Sinaltrainal, et Wikipedia)
Bravo les PME! : Les PME et PPE françaises produisent plus d’emplois que les grosses entreprises. Ceci est du aux relations humaines privilégiées dans les premières, puisque leur survie dépend justement des emplois. La politique des grandes firmes est au contraire de dominer en écrasant leurs concurrents, d’où harcèlement, compression des salaires, délocalisations, mises au placard et à la porte etc, etc, on connaît l’infâme refrain... (Rue des Entrepreneurs, France Inter, 19/12/09)
Argh, argh, argh, Copenhague! : Eh oui, toujours pareil, ces messieurs-dames du sommet ne sont pas sortis du « développement durable »! Or, que s’agit-il de faire durer? Ce système de gaspillage, de « liquidation », homocentrique. Le mot « environnement » en dit suffisamment long. Il y a nous, maîtres de la Terre, et la Terre, conçue comme possession extérieure. Tant que ce type d’idéologie persistera, il n’y aura pas de progrès réel.
D’autre part, selon le témoignage de José Bové, à Copenhague, « Les Amis de la Terre » ont étés refusés d’entrée et les représentants de Greenpeace, refoulés : une seule cloche, un seul son, hé hé!
Apparemment aussi, lors de ce sommet réchauffé, dans les poubelles de recyclage duquel un journaliste de France Inter est allé fureter, tout était mélangé!!!
À lire: « L’actualité pure: essai sur le temps paralysé »/ Cédric Lagrandé.
Vive l’amour en vert! : Si vous voulez prendre du plaisir et en donner, tout en restant éthique, sachez qu’il existe des capotes bio fabriquées à base de maïs même pas transgénique. Dans le même esprit, plusieurs marques proposent aussi des lubrifiants biologiques parfaitement adaptés à des ébats écolos!!! (Recherche: préservatifs bio).
Olé, les lycées! : Ça bouge chez les lycéens de notre Aquitaine chérie! Les élèves de BEP du Lycée professionnel de l’Habitat de Gelos, Pyrénées Atlantiques, se sont manifestés, le 17/11/09, en installant des palettes pour filtrer les entrées de leur établissement. Ceci, en réaction à la réforme visant à instaurer un baccalauréat professionnel en trois ans, c. à d. une orientation obligée et un diplôme au rabais pour des élèves déjà en difficulté.
Plus récemment, dans les Landes, les collégiens de Saint Vincent de Tyrosse ont contesté la réforme de Mr Darcos, qui fait disparaître l’histoire et la géographie de Terminale S, brade les sciences économiques et sociales, menace les sciences physiques et fait fi de ce qui touche de près ou de loin à ce que l’on appelait, à juste titre, les humanités, littéraires et linguistiques (mis à part le sacrosaint angloaméricain). Afin de protester contre ces études qui se veulent de plus en plus élitistes et rentables, les jeunes landais ont tenté de murer l’entrée de leur lycée. Six d’entre eux, dont quatre mineurs, ont fait l’objet d’une garde à vue. Gardes à vues de plus en plus fréquentes et pour n’importe quel motif.
Je ressors à ce propos mon Cédric Lagrandé et vous conseille « La société intégrale ». Ce livre nous raconte comment un peuple séduit par le mouvement (cf les réformes) que l’on oppose à l’immobilité, pourrait plébisciter une nouvelle forme de dictature...
Quant au « Liberté, Égalité, Fraternité » aux frontispices de nos mairies, il semble lui aussi en garde à vue … indéterminée. ( Sud Ouest 17/11/09, Le Monde 14/12/09 et Sud Éducation)
Et Toc! Tandis que Sarkozy tente de s’approprier les intellectuels et veut Panthéoniser, à ses restes défendants, Albert Camus, il est bon de se rappeler ces paroles du même Albert : « L’écrivain[...] ne peut se mettre aujourd’hui au service de ceux qui font l’Histoire mais au service de ceux qui la subissent[...] »
Y’a bon Yamgnane! : Vous souvenez-vous de Kofi Yamgnane, élu en 1983, maire de Saint Coulitz, en Bretagne, par une population plus blanche et plus celte que ça tu meurs? Et bien ce Franco-Togolais - puisqu’il a la double nationalité - veut exporter la démocratie, celle qu’il a connue autrefois dans les rangs de la gauche du moins, dans son pays d’origine, en s’y présentant aux élections présidentielles de 2010. Génial! Et la première partie du récit, c’était juste pour vous embrouiller encore un peu plus l’identité nationale.
Sacré coco! : Bernard Lietaer, cadre supérieur de la Banque Centrale de Belgique, a été associé à la mise en oeuvre de l’Euro; mais il a aussi aidé des pays d’Amérique Latine à consolider leur monnaie. Ce bougre complexe soutient que le problème de nos économies mondialisées est structurel et non conjoncturel. Et cite les 5500 emplois qui disparaissent tous les jours, en Europe, avec le système en cours.
Prenant l’exemple du WIR suisse, utilisé dans ce pays depuis 75 ans par 65 000 entreprises, l’économiste préconise les monnaies régionales, comme alternative au système monétaire mondial. Car sa réflexion tient au fait que ces monnaies, issues d’organisations liées aux intérêts et aux problèmes locaux, se révèlent davantage capables d’assurer une assistance sociale efficace.
(Monnaies régionales /B. Lietaer et M. Kennedy)
Oh, le bon mot! : De Pierre Rabhi, authentique et prophétique Terrien humaniste: « Bientôt, quand on se mettra à table, plutôt que de se souhaiter bon appétit, il faudra se souhaiter bonne chance! » Mignon, non?...
Miss Mart

