Le mot du Président
Le tout est plus important que la somme des parties. C’est le pari qui a été fait en ouvrant le Kiosque il y a 10 ans, celui de l’engagement collectif... en allant encore plus loin. Car le Kiosque n’unit pas des individus mais des associations.
Le Kiosque poursuit un double but : favoriser la rencontre avec le public, permettre les liens entre les associations et leurs adhérents. Le bilan du kiosque, celui des associations et celui des collectifs sont donc indissociables. Une activité toujours nourrie également par ceux qui ont été salariés du Kiosque.
10 ans de Kiosque c’est donc 10 ans de rencontres. Des rencontres entre militants locaux, avec des passants, avec des responsables d’associations d’autres villes et d’autres pays, avec tout ceux qui à un moment ou à un autre ont croisé le kiosque, parfois sans même le savoir. Avec les fêtes, les conférences, les débats, les manifestations combien de personnes ont marché avec nous ?
En se retournant vers ces 10 ans on revoit les luttes, les espoirs qui ont traversé la société sur cette période. Entre le refus des guerres, la soif de justice, l’exigence de l’égalité le Kiosque a toujours su jouer son rôle.
En 10 ans le Kiosque a aussi connu des orages. Des tristesses. Certains des plus actifs, des plus fidèles nous manquent aujourd’hui : Guy, Stanislas, Henri, Claude. Aussi Jean, Monique, ...
Pour ses 10 ans le Kiosque a un grand projet : continuer.
La dernière période a été difficile, mêlant quelques tensions à des difficultés matérielles. La fin de l’année 2009 et le début de l’année 2010 doivent être pour le kiosque un retour à la normale.
Pour fêter ses 10 ans, les amis du Kiosque sont invités à participer à un repas qui aura lieu le samedi 28 novembre à midi au quartier du Hédas*, il sera suivi d’un concert de JoMo à14h30 .
Frédéric Scibor,
Président du Kiosque
Le Kiosque passeur d’UTOPIES COLLECTIVES
C’est en 2004 que l’idée a germé, en 2005 le kiosque inaugurait dans un partenariat avec le cinéma Art et Essais Le Méliès le Chapitre premier des Utopies Collectives de Février consacrées « aux luttes ouvrières ».
C’était hier, depuis 5 chapitres se sont relayés, le dernier
« Malgré la crise » c’était en février dernier.
Cinq années ont passé et les Utopies de Février ont perpétué cette originalité.
Pourquoi un festival de films, sur des « Utopies Collectives » ? Peut être l’urgence de retrouver le goût du collectif.
Ce ne sont pas nos vérités dont il est question ici, mais plutôt le désir de susciter une réflexion à partir de bouts de vérités et d’expériences issues d’œuvres cinématographiques qui abordent le thème du Chapitre du moment. Compte tenu d’une programmation où le choix des films se fait sur la singularité des oeuvres et des auteurs en parfaite adéquation avec leur sujet.
Pourquoi collectives ? Parce que le paradoxe de nos sociétés c’est d’être de plus en plus isolé socialement alors que notre salut on ne pourra le trouver que dans une société solidaire à construire ensemble.
Un monde meilleur est-il possible ? C’est le débat de l’Utopie déjà au 16ème siècle « la société idéale . « C’est à Thomas More que nous devons l’idée ainsi que le mot « utopie ». Depuis ce mots est devenu intemporel, il nous offre cette possibilité du voyage grâce à la magie du 7ème Art et du rêve de « vivre » plusieurs vies en 90 minutes.
Et nous ? Nous sommes plongés dans le contexte d’une situation où le temps réel devient de plus en plus virtuel. Il n’y a que la fiction pour être en phase avec le réel en l’anticipant et en inventant nous-même un modèle de société dans laquelle justice et égalités sont réalitées. Une société où le bien commun prime sur l’intérêt particulier où le cinéma est le reflet d’une société en devenir et non « la glu du romanesque* » comme tant de censeurs aimeraient nous l’imposer.
*cette expression est empruntée au cinéaste Alain Tanner