EDITO MAI

 


Et bien voilà, nous y sommes. 400 ans que le bon roi Henri a tiré sa révérence par la grâce du sieur Ravaillac. L’occasion rêvée pour se rappeler qu’au-delà des images d’Epinal d’homme à femmes, affable et bon gascon, ce suzerain vénéré par son peuple réussit l’exploit de pacifier notre pays et de réunir deux Frances qui s’étripaient gaiement. Tout le contraire de notre roi actuel qui s’acharne à monter les Français les uns contre les autres (fonctionnaires contre salariés du privé, état contre collectivités territoriales...). Cette politique, si elle marche un certain temps, connaît toujours ses limites. ça commence aujourd’hui, mais bien malin qui peut deviner qui tirera les marrons du feu qui couve. La droite ? La droite extrême ? La gauche ? Et quelle gauche ? Et se dégagera-t-il quelqu’un capable de fédérer un peuple «ingouvernable» autour de son panache, quelle qu’en soit la couleur ? Ils n’ont pas été si nombreux que ceux-là, les grands héros de l’Unité Nationale. Henri IV fut l’un des plus marquants. Puisse-t-il donner des idées à l’un ou à l’une des prétendants déjà dans les starting blocks pour 2012.

 

Pierre de Nodrest