Factos et tummeuses chéris et d’automne, 

 

Tandis que les arbres rougeoyent, que les campagnes brumoyent, que la lumière baissoye, (Barbe Bleue, vous avez lu ?), la croissance décroye. Cette dernière invention à la fois lexicale et orthographique me permet de placer une de mes idées favorites sans lesquelles ce journal ne saurait être ce qu’il est.Qu’on n’arrête de nous assommer avec la CROISSANCE comme si continuer le cycle calamiteux production /consommation/gaspillage/pollution avec tout ce que cela entraîne d’injustices était souhaitable et possible ! 

 

Alors, « décroissance » est peut être un terme mal choisi car il évoque immédiatement la bougie, la dynamo pédalage bicyclette, voire le nid douillet des cavernes, à ceux qui n’ont pas tout compris. Mais il a au moins le mérite de s’opposer avec netteté à l’autre concept de chtarbés, précité. Vivre plus simplement, de manière plus écologique, boycotter certains produits, est-ce irréalisable ? Créer un vrai droit de l’entreprise, cogérée par travailleurs, investisseurs et collectivités publiques pour une économie plurielle, soucieuse de socio-diversité, d’environnement et associée à des projets culturels, est-ce irréaliste ?  Un droit, en résumé, au sein duquel aucun acteur n’ait le pouvoir d’imposer sa volonté aux autres.

Car si nous laissons à celui qui a l’argent ce pouvoir-là, c’est à dire tout le pouvoir, sommes nous encore en démocratie ? Lorsque les Biens Publics tels que l’eau, l’électricité, la poste, l’hôpital, l’école bientôt, sont enlevés au public justement, à nous donc, qu’en reste (ra)-t-il ?

 

Ces réflexions, inspirées aussi, par le livre « Être plutôt qu’Avoir » d’un Jacques Généreux qui porte bien son nom, nous essayons de les répercuter à notre manière, ici, dans le Journal. En faisant écho, ce mois-ci, à l’anniversaire du Kiosque, qui regroupe les luttes de plusieurs associations, à la Fête des Continents d’Afrique, ouverture sur ces pays qui ont beaucoup à nous apprendre, mais aussi à l’appel au civisme qui commence lorsque le citoyen franchit le pas de sa porte avec son chien…. !!!

Et, pour finir en beauté, j’aimerais vous rappeler l’article 35 des Droits de l’Homme : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. ». À toutes fins utiles, « s’insurger » est le contraire de « se soumettre ». À bon lecteur-entendeur, salut !

 

Miss Mart