Les Parcelles Solidaires ou la démocratisation du légume

 

 

Les légumes sont des aliments pestiférés et victimes – à tort ou à raison – de nombreuses critiques. Déjà, rares sont les enfants qui en raffolent. Même parmi les adultes se trouvent d’éternels réacs à tout ce qui est vert et sort du sol. Mais quant il s’agit de justifier les raisons du dégoût ou de la non-consommation des légumes, chacun y va de sa petite formule :

 

« - Les légumes, c’est trop cher !

- Et même si on en trouve des pas chers, ils sont pas bons !

- En plus d’être pas bons, ils viennent du bout de monde !

- Ouais c’est jamais du local ! Moi je mange pas des tomates du Chili !

- C’est souvent plein de pesticides les légumes, de colorants, ou de produits inconnus…

- Ou génétiquement modifiés…

- Et ils proviennent peut être de sols contaminés par des pluies acides, des déchets radioactifs, du méthane.

- Et je sais pas comment les faire cuire… »

 

STOP ! ARRETEZ ! Autant pour la cuisson et pour les faire avaler aux mioches, vous allez devoir vous débrouiller. Mais, là où je veux en venir (tout ça pour ça !), c’est qu’il existe une solution à tous les autres problèmes.

Cette solution s’appelle les « Parcelles Solidaires » : c’est un projet mis en place depuis septembre dernier à Pau (proche de l’accès à l’autoroute) par le CIVAM (Centre d’Initiatives pour Valoriser l’Agriculture et le Milieu rural) Agro Bio Béarn.

 

Leur but est simple : redonner ses lettres de noblesse au légume via une culture saine et raisonnée, de qualité, et ouverte à tous.

Les Parcelles Solidaires disposent d’un espace de plus de 2 hectares, ou quiconque pourra, moyennant une inscription annuelle de seulement 5, venir participer à la mise en terre, la plantation et la récolte de légumes, dans le respect de la nature, grâce à une agriculture saine et biologique.

Quant à la récolte, et là est la bonne nouvelle : elle est partagée équitablement entre tous les participants ! Exemple : vous êtes 40 personnes lors de la récolte, et vous ramassez 200 tomates. Chaque personne aura donc 5 tomates ! Toutefois, si vous êtes 40 et qu’il y a seulement une dizaine de courges récoltées, le partage sera plus difficile, mais toujours équitable, et ne prendra pas en compte l’assiduité ou l’investissement de chacun, mais seulement sa présence le jour de la récolte.

Vous y trouverez des tomates, courgettes, poivrons, piments, salades, tomates, courges, haricots, oignons, etc. De quoi faire de bonnes soupes et de bons petits plats !

 

Mais attention, les Parcelles ne sont pas des potagers familiaux. On ne peut pas y accéder dès qu’on le souhaite. L’activité y est collective et encadrée. Les participants se retrouvent les mercredis et samedis matins et n’ont pas forcément de connaissances agricoles. Un encadrant est là pour ça, donc pas d’inquiétude si vous n’avez pas la main verte. Le principe est avant tout de créer des moments d’échanges et de liens par le biais d’une « production de légumes de qualité pour une alimentation quotidienne » et de découvrir et « transmettre des valeurs et principes de l’agriculture biologique ».

 

Oubliés les problèmes de prix des légumes, leur origine inconnue, leur mauvaise qualité, leur provenance lointaine, les pesticides et les OGM. Les Parcelles Solidaires tiennent tête à l’agriculture intensive en lui opposant une culture bio, raisonnée et conviviale. Que demander de mieux ? Les éternels détracteurs des légumes n’ont qu’à bien se tenir, les Parcelles Solidaires sont là.

Max Frech

 

 

Civam Fertil

 

14 av. de Saragosse 64000 Pau

Tél : 05 59 30 77 07 / Fax : 05 59 84 20 25

 

parcelles.solidaires@gmail.com / Contact : Yann Le Gouic

http://www.civam-bearn.org/Parcelles-Solidaires/